Portrait d’anciens du Startup Weekend : Margaux

Les anciens participants du Startup Weekend font leur chemin… Découvrez le portrait de Margaux, fondatrice de la société Kpitaine, qui a participé à la première édition du Startup Weekend.

Margaux, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis une vraie slasheuse : entrepreneure, conférencière, intervenante, peintre, montagnarde, highlineuse, snowboardeuse….

Pour revenir au pro, j’ai toujours su que j’allais créer une entreprise. Reprendre ne m’aurait pas interessé. J’ai dû avant cela dompter ma fougue, monter en confiance et expérience. 

Je suis désormais très heureuse d’être la fondatrice de Kpitaine, d’avoir des clients et d’apporter de la valeur et de la vision sur un marché qui bouge et doit évoluer : le management dans l’entreprise digitale et humaine !

Ma plus grande fierté est avant tout d’emmener avec moi une équipe d’une dizaine de personnes. J’ai une équipe tellement dingue !!! Monter un projet collaborativement avec eux, faire confiance et lâcher quelques convictions pour qu’ils trouvent leur place a été mon secret pour gagner le start-up week-end : si votre équipe est dessous, vous devrez la tirer (ça doit être fatigant), mais si elle est à côté, elle porte avec vous le projet et la vision (et ça, c’est le kiffe ultime).

Tu as participé à la première édition du Startup Weekend, peux-tu nous rappeler quel était ton projet ?

Le projet était de tester mon idée : ce bon vieux Kpitaine, qui a 3 ans aujourd’hui !!! 

L’idée était de répondre à un besoin simple :

d’afficher de façon dynamique des informations clés dans une entreprise via plusieurs datasources (réalité de l’organisation des stockages data) pour faire descendre l’information et la remonter via des supports digitaux.

Auparavant, et surtout dans le milieu industriel, de nombreux collaborateurs n’avaient pas forcément d’accès à l’information (pas de poste de travail, d’adresse mail dédiée, etc.). Pourtant ces technologies existent dans nos vies personnelles depuis longtemps, dans notre poche, avec nos smartphones où l’on peut personnaliser les informations qui se mettent à jour de façon automatique et interactive (widgets)

C’est également ce que l’on peut voir dans les aéroports, les gares, etc.

Nous sommes la boîte à widgets de l’entreprise.

Afficher, synchroniser ces données (trop souvent inexploitées) est très utile pour engager et pour aider à la prise de décision.

Kpitaine est un jeu de mot entre les KPI et le capitaine qui montre le nord, la direction, le manager qui donne les infos et le sens où les équipes doivent aller !

En 2017, c’était le grand saut : tu as quitté ton job pour créer Kpitaine. Quels ont été les moments forts de ces 4 dernières années ?

Clairement ça a été de se dire « j’y vais ». J’avais un boulot qui me plaisait beaucoup. J’étais responsable marketing dans une agence qui édite un logiciel SaaS dans le marketing. Je travaillais avec une équipe géniale. Je quittais quelque-chose de bien pour l’inconnu total. A 27 ans je me suis lancée toute seule dans un projet vraiment costaud, sur un marché à faire grandir, en proposant une solution tech.

Ce n’était pas facile tous les jours, mais quelle expérience de dingue, je ne regrette rien.

La plus grande difficulté que tu as dû surmonter ?

Trouver la bonne personne avec qui s’associer n’est pas facile mais j’ai eu la chance de trouver la perle rare. Ensuite je pense donc que la grande difficulté d’une startup qui se lance c’est gérer les temporalités : savoir à quel moment prendre quelle décision pour être ni trop en avance ni trop en retard par rapport à ton marché et ta croissance.

« L’entrepreneuriat ce n’est pas un sprint, c’est une course de longue haleine » m’a-t-on dit un jour, j’ai donc appris à me tempérer et prendre du recul.

La réussite dont tu es la plus fière ?

Que Kpitaine tourne sans moi ! Personne n’est indispensable, je prône l’autonomie pour que personne ne soit dépendant, c’est difficile pour une start-up au début. Notre équipe est composée de talents recrutés simplement au feeling, qui partagent ces valeurs d’autonomie.

Et aujourd’hui où en es-tu ?

La crise du COVID nous a fait réfléchir sur la manière dont nous travaillons, cela nous a amené à nous surpasser dans la réflexion de l’organisation du travail et du management de demain, pour qu’il soit en phase avec notre monde. 

Cela a abouti au développement de nouvelles fonctionnalités. Notre produit est vraiment abouti aujourd’hui, nous sommes en pleine phase de croissance et de développement commercial.

Des projets à venir ?

Pleins ! On a une énorme roadmap de fonctionnalités pour aller toujours plus loin dans l’optimisation du flux d’information et le management plus moderne, collaboratif et agile, dans l’entreprise. Nous ouvrons également un programme partenaire pour démultiplier notre force de frappe. L’idée est simple : les consultants apportent la stratégie de contenu et nous l’outil, eux récupèrent du CA récurrent et nous du temps.  

Je vais donner des cours de data intelligence à l’IAE et plusieurs conférences sur Industrie du futur à Mulhouse, convention de l’industrie 4.0 à Lausanne…plus peur de pitcher maintenant, je suis sur des scènes avec Schneider, Staubli etc…

Et si c’était à refaire ?

Je ferai tout pareil, pour célébrer toutes les réussites et expérimenter tous les apprentissages 😉

Que t’as apporté le Startup Weekend ?

Ça m’a apporté énormément de confiance en moi, car j’en manquais à l’époque.

Le fait de me dire, oui c’est possible !

Une idée peut vraiment devenir une vraie entreprise qui apporte de la valeur ajoutée sur un marché, voire même qui fait évoluer un marché. Si on s’en donne les moyens, ça marche.

Et aussi, le SWA m’a apporté de très belles rencontres ; que ce soit des coachs ou des participants. Je me suis fait un gros réseau autour du digital et de l’entrepreneuriat ; des copains que je revois, avec qui j’ai fait du business, avec qui je peux échanger sur des problèmes et astuces.

Le Startup Weekend a 5 ans cette année. Et toi, où étais-tu il y a 5 ans et quels étaient tes projets ?

Je crois que je cherchais THE IDEA, l’idéal, à force d’être bercé par les licornes à paillettes. Mais les licornes n’existent que dans l’imaginaire, à travers des levées de fonds et la croissance de demain… En revanche, il y a aussi des cafards, eux sont là, résistants à n’importe quelle situation, sont discrets mais pollinisent rapidement, sans artifice.

Il y a 5 ans je voulais être une licorne, maintenant je suis heureuse d’être un cafard.

Il y a plein de bonnes idées. Si l’idée a un marché et a du sens pour toi, c’est qu’elle est bonne, fonce ! Tu trouveras sur le chemin comment l’exploiter.

Pour terminer, as-tu un mot à adresser pour les participants au Startup Weekend ?

Reposez-vous bien la semaine d’avant ! C’est une expérience aussi riche que bouleversante : c’est le condensé exact de l’entrepreneuriat : 

  • Pitch d’une idée qui doit être assez sexy pour être votée –> je valide l’intérêt ;
  • Monter son équipe, j’embarque les premiers dans mon idée –> je recrute des talents ;
  • Travailler dur sur le mécanisme de réussite du projet –> je valide la viabilité ;
  • Présenter le projet à un jury expérimenté –> je peux exister ou arrêter.

Le Startup Weekend est une expérience à vivre dans sa vie pro au moins une fois ! Bon courage et à vendredi pour boire quelques bières en votre compagnie 🙂


Note de l’auteur : cette interview a été réalisée en 2020.


Découvrez-en plus sur la prochaine édition du Startup Weekend en cliquant ici.

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